Bonjour bonjour, beaucoup à raconter aujourd’hui!

Tout d’abord, parlons pommes. Là où je vis, il y a un grand verger qui donne chaque année quantité de pommes de toutes sortes: à cidre ou à couteau, grosses, rouges, vertes, petites, grises, précoces, tardives. J’avoue que les quantités sont ingérables! J’en donne, j’en déshydrate, j’en fais tartes et compotes, j’en mange, j’en décore la maison… Cette année j’ai vu sur internet une annonce : Mouvipresse! C’est comme son nom l’indique, une presse ambulante, qui va de village en village et qui sur rendez-vous presse vos pommes et vous les rend sous forme de jus en cubis. Je me suis donc inscrite sur le site, rendez-vous à Villaines la Juhel à 11h10 le 16 octobre.

Le camion est impressionant; son propriétaire un chaudronnier qui a créé la machine. On jette ses pommes dans un espèce d’entonnoir, elles sont emmenées en funiculaire vers la presse, la partie solide est rejetée vers l’arrière, le tout est pasteurisé et mis en sachets, tout chauds, tout bouillants. En dix minutes l’affaire est faite. Voilà un homme ingénieux N’est-ce pas!

Sinon j’ai eu la grande chance, non seulement d’être invitée par ma fille à venir lui rendre visite dans son nouveau lieu de vie, à Santa Barbara en Californie, mais en plus de réussir à m’échapper juste avant le confinement … ouf!! Je vous le dis tout de suite: j’adoooooore prendre l’avion. Cette immense machine qui , chargé de personnes et de tous leurs bagages, arrive à se soulever dans les airs, à transpercer les nuages pour émerger dans la gloire du ciel bleu et l’éclat brillant comme un diamant du soleil, wouah! Remonter le temps, remonter 9 heures et défier les lois de la nature, c’est toujours aussi bluffant. Voir par le hublot l’Angleterre puis l’Ecosse, ces reliefs et ces îles, quelle merveille! Puis, à environ deux ou trois heures de la destination finale, les paysages grandioses et désertiques du Colorado, où on ne voit pas de trace de présence humaine pendant des heures… montagnes, canions, rivières asséchées… on voit une grande sécheresse, mais c’est tellement beau!

Ce voyage a été une vraie bouffée d’oxygène; heureuse de voir ma fille si bien débrouillée et de rencontrer son ami en personne, j’ai également adoré la végétation qui y est si différente de chez nous.

Le long de la route qui mène à la plage, les arbres sont étranges et magnifiques. Certains ont les branches tout entrelacés comme un tissage ou un treillis. D’autres ont l’écorce comme une pâte feuilletée, cela doit être du chêne-liège; les couches s’enlèvent facilement et ont la texture d’un pelage de chien à poil ras, ou de daim (j’en ai ramené deux morceaux comme specimens).

Arrivés au bout de l’allée, on rentre dans une forêt d’eucalyptus: l’air devient frais et ouvre les poumons. L’écorce de ces arbres est aussi magnifique; certains sont en fleurs et sont pleins d’abeilles.

Ensuite on arrive à une petite falaise de calcaire, et puis l’océan pacifique…eh oui, on s’est baignées au mois de novembre. Merci Marguerite chérie!

Au marché de producteurs locaux, j’ai goûté le miel de fleurs d’avocat, très très bon! Et le beurre de pistaches, à tomber! et les champignons chou-fleur, légèrement rôtis au four avec un filet d’huile d’olive…une découverte.

Nous avons fait une escapade dans la montagne aussi (une route à couper le souffle tellement c’est beau), jusqu’au lac Cachuma.

Voilà, je suis contente d’être rentrée et de pouvoir entamer à nouveau écharpes, mitaines, bonnets, bracelets, chouchous, impressions, pochoirs… je déborde de projets. Noël approche!

A bientôt!

Où il est question de pommes, d’avions et de végétation extraordinaire

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